jeudi 8 mai 2008
8 Mai 1988 : François Mitterrand est réélu
Le 8 mai 1988, François Mitterrand est réélu président de la République avec une large majorité face à son adversaire et Premier ministre Jacques Chirac. En mai, François Mitterrand est donc confirmé dans son poste. La cohabitation l'aura placé comme un recours et une veille républicaine utile. Les Français feront de lui alors le président qui aura le plus longtemps gouverné la France.
François Mitterrand, déjà rentré dans l'Histoire parce qu'il symbolisait l'alternance politique nécessaire dans une démocratie moderne, est celui qui, comme marque de son passage, fera abolir dès 1981 la peine de mort.
Homme d'Etat, adversaire déterminé du régime et de la personne de De Gaulle, François Miterrand se confond dans les institutions de la Cinquième République, après les avoir critiquées.
Réformateur, visionnaire, bâtisseur ou monarque républicain, vichysto-résistant, adepte de la duplicité, François Mitterrand est un homme dont l'héritage est autant complexe que difficile à appréhender lorsqu'on sort des vaines querelles.
La dimension de son esprit était, c'est certain, un grand honneur pour la France.
mercredi 7 mai 2008
Des chansons pour toujours (1)
Je me souviens très bien lorsque j'avais une petite dizaine d'années - peut être un peu moins - des premiers Compact disc que j'avais achetés au supermarché avec mon amie Aurélie (qui vient sur ce blog !) et ma chère Maman : Dix ans déjà de Claude François (il y avait dessus Je vais à Rio, Magnolias for ever, Alexandrie, Alexandra....), Le meilleur de Jacques Dutronc et Starmania.
C'était le début des années 1990 et déjà au collège quand je parlais de mes goûts musicaux, c'est à peine si on ne se moquait pas de moi. Mais je m'en suis toujours fichu. Je sentais déjà que les boys band ne survivraient pas et que j'étais dans le vrai avec ma variété française.
Depuis, quelques années ont passé. Et pourtant, le jeune enfant que j'étais n'a pas beaucoup changé de goûts musicaux.
Pour revenir encore plus loin, mes premières émotions musicales furent celles de Chantal Goya (Pandi Panda fit fureur chez moi pendant de longues années ) et Jean-Luc Lahaye avec Papa chanteur....
Assis devant mes Légo ou mes Playmobil, je branchai le radio-cassette et tout en jouant, j'écoutais les cassettes de la maison : Michel Berger, Serge Gainsbourg, Yves Duteil, Véronique Sanson...
La variété française façonnait mes oreilles, petit à petit.
Dans le salon, il y avait un tas de vinyls sous la platine et je me plaisais à les écouter aussi. Parfois, je les montais jusqu'à ma chambre et je les faisais tourner sur le vieux Teppaz jaune de mon frère.
C'est ainsi que j'ai connu Edith Piaf, Jean Ferrat, Serge Lama, Charles Aznavour, Gérard Lenormand...et tant d'autres.
Et puis ce Julien...je le dois tout de même à un certain Julien Clerc. Heureusement que Maman l'écoutait lui plutôt que Johnny. Ce blog se serait appelé "Le blog de Monsieur Johnny". Ah que, c'est ridicule, non ?
NB : C'est fou ce qu'un commentaire de Sessyl peut susciter.... La découverte de certaines chansons d'Aznavour dernièrement m'a remonté le moral de façon étonnante. Que Charles Aznavour, les chansons et la musique plus généralement en soient remerciés.
Libre, je suis libre
J'ai fait de ma carte du Modem des confettis...depuis un certain temps déjà. Je ne dirais pas que j'ai été déçu. Ce n'est pas vrai. Pour la simple et bonne raison que je n'y ai jamais cru. Un peu comme au poker, j'ai pris (payé) ma carte pour voir ce qu'il s'y passait et pour soutenir aux municipales celle que j'ai connue grâce à ce blog.
Donc je suis venu, j'ai vu...et sincèrement, ça ne m'a pas emballé. Voire, ça m'a ennuyé...
Je ne me suis pas senti en phase avec mes idées. Tout simplement parce que mes idées, aujourd'hui, ne sont dans aucun parti...
Les valeurs du Modem, pour moi, c'est un peu du bidon. L'humanisme, l'Europe...toutes ces valeurs un peu lointaines et creuses (bref un joli fourre-tout) qui font la différence avec le grand parti de droite - l'UMP- ne suffit pas à créer son identité politique. Soit on est de gauche, soit on est de droite...les autres, indécis, adeptes d'une troisième voie, je n'y crois pas.
Qu'on ne me dise pas que c'est le culte de la personnalité qu'on reproche à Sarkozy, vu qu'au Modem, tout repose - ou presque -sur la personnalité d'un type qui ressemble à une sorte de François Hollande bégayant. Bayrou est la seule tête qui dépasse du Modem...et il faut bien l'avouer, avec un talent bien moindre que Sarkozy.
Je croyais en un Modem de centre-gauche, une sorte de PS rénové. Je me suis mis le doigt dans l'oeil. Rien n'a changé à l'UDF. D'ailleurs, l'honnêteté intellectuelle exigerait de reprendre cette bonne vieille étiquette, qui a tant servi la droite.
L'alliance avec les partis de gauche était une exigence élémentaire dans mon esprit. Aux municipales, ce fut du cas par cas. Le cul entre deux chaises...c'est ça la ligne politique du Modem ?
Si être au Modem, c'est cultiver ce côté mièvre et indécis, alors non merci.
Le courage de ses opinions, c'est de les assumer et de choisir vraiment.
Alors vive la gauche !
dimanche 4 mai 2008
Du monde au balcon
Avant toute chose, pardonnez-moi de ne pas vous écrire davantage. Ce n'est pas l'envie qui me manque le plus mais le temps, lui, se fait bien rare. Alors, je vais vous dire de ce qu'il me passait par la tête pour nourrir ce blog et que vous avez donc raté, faute du combattant que je suis : il s'agissait d'un article sur la télévision et la culture.
Je voulais vous parler de la troisième représentation en direct de Tailleur pour dames de Georges Feydeau. Il faut le dire, je suis désormais un habitué des pièces de France Télévisions, une des rares bonnes initiatives à la télévision ces derniers temps. Et même, si les quiproquos, les portes qui claquent, les histoires de maîtresses, d'amants encostumés, avec grands renforts de domestiques, finissent par me gonfler faire somnoler. Un peu plus de modernité dans la programmation, un peu moins de poussières, surtout qu'on a eu droit il n'y a pas si longtemps à La dame de chez Maxim.... Et même si Pierre Arditi, dans Faisons un rêve et dans Tailleur pour dames, se montre un très grand comédien.
Mais qui peut donc se retrouver encore dans cette vie bourgeoise à 20h50 ?
Une autre émission qui partage mes fins de soirées la semaine : Ce soir ou jamais, et cela même si tous les sujets sont loin de me passionner. Frédéric Taddéi est bien moins snobinard parisien et intello fûmant qu'un Guillaume Durand (regardez le sucer ses branches de lunettes...pitoyable !), que je regarde aussi parce que je suis nostalgique du créneau occupé jadis par Bernard Pivot. En matière d'émissions culturelles, je n'oublie pas de regarder dès que je peux Chez FOG ou Bibliothèque Médicis (on parle souvent de livres d'Histoire chez Jean-Pierre Elkabbach!), dont les émissions ont le talent de repasser sur Internet.
Un que j'aimais beaucoup à la radio et qui malheureusement finit par m'agacer à la télévision, comme sur les ondes : Laurent Ruquier et ces devinettes à deux balles. Autant il est amusant avec ces bons mots, autant il est ennuyant dans ses jeux de potaches en mal de divertissements. Heureusement qu'il y a Pierre Bénichou et quelques autres pour me faire tenir. Enfin, à ce que j'ai entendu et lu, Ruquier devrait arrêter. La nature a horreur du vide mais le trop plein à la télévision, il est vrai, finit par lasser. Il lui reste à écrire - ou réécrire - ses pièces de théâtres.... A force d'être partout et de tout faire, Laurent Ruquier s'est un peu usé.
Bon an, mal an, j'ai fini par le faire cet article sur la télévision :-)
samedi 26 avril 2008
Je veux des gens fidèles !
Canalblog renoue avec l'innovation. A ma grande surprise, j'ai le droit à une absence de publicités en haut (levez donc les yeux au dessus du titre, il n'y a plus rien !). Les bandeaux pour "maigrir de 5 kilos" (comme si j'étais gros...m'enfin !) et "location Rouen" sont sous les commentaires. Bref, c'est plus discret.
Et ce n'est pas un mal même si je m'étais fait à cette énorme annonce commerciale qui permet de rendre ce blog gratuit et à Canalblog de vivre.
Je suis même en mesure de vous proposer une newsletter ( en lien à gauche) où vous serez au courant de mes tous nouveaux billets ! Bon, en ce moment, vous en avez moins puisque je suis loin de l'ordinateur mais dès que je peux...je publie tout de même.
Et comme je vois le nombre de mes abonné(e)s, je veux des gens qui mettent leur adresse mail, pour enfin voir à qui j'ai affaire. Je veux des abonnés ! Mais chut, je ne dirais rien...ce sera entre toi et moi, petit(e) abonné(e).
Marre de ces statistiques !
Vous n'êtes pas que des nombres ! Osez vous assumer en tant qu'être humain !
Encouragez un jeune blogueur qui débute ! Faîtes donc une bonne action...et en plus c'est gratos.
Abonnez-vous !
P.S: Il y a même un flux RSS pour les commentaires. Et vous pouvez me contacter directement. Dingue !
vendredi 18 avril 2008
Nous l'aimions bien M et ses airs
«La culture, c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable»
Aimé Césaire
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mardi 15 avril 2008
Berlusconi III ou le triomphe du lifting
Connaissant encore et toujours les turpides du régime des partis que la France a abandonné - Dieu merci - en 1958, l'Italie est politiquement instable et ne sait vraiment pas à qui s'en remettre. Faute de mieux, elle choisit Berlusconi une troisième fois et dit au revoir à Walter Veltroni, Romano Prodi et tutti quanti...pour répondre à ses problèmes pressants. A vrai dire, les poubelles de Naples dont on ne sait que faire et que les médias ont eu à coeur de nous exposer, l'avenir d'Alitalia, symbole volant de l'unité italienne...sont autant de démonstrations de la faiblesse du gouvernement de Rome à réagir. Qui d'autres qu'un homme d'affaires milliardaire - troisième fortune du pays - peut appliquer de vraies bonnes recettes pour redorer le blason du pays de César ?
Alors l'Italie traverserait une crise. Comme l'Allemagne, la France, les Etats-Unis, bientôt l'Espagne...les grandes puissances vascillent, doutent et se désespérent inexorablement. Les empires d'aujourd'hui ou de jadis ne font plus miracle sur l'économie.
Peut être voit-on là des effets de la mondialisation que les libéraux des grandes puissances ont voulu nous vendre comme un gage de liberté et de prospérité.
Force est de constater que la mondialisation est un gros "bordel". Aujourd'hui donc, les pays pauvres crient famine et les pays riches crient déprime. On revient sur les biocarburants et on veut nourrir une terre dont on ne peut contrôler la démographie à grande échelle. Les problèmes sont mondiaux et nos institutions mondiales sont de véritables peine à jouir, incapables de par leurs statuts au moindre courage. Sans être malthusien, il faut bien reconnaître que la natalité de certains pays en développement menace aujourd'hui l'équilibre alimentaire, politique et social de nos pays développés. Des enfants, des enfants...oui, c'est bien beau mais quand on ne sait pas comment les alimenter, merci la contraception ! (Pascal Sevran m'a soufflé ce couplet)
Comment pourrait-on alors s'en sortir avec un tel tableau ? Qui a la solution ? Qu'il se dénonce !
Pour en revenir à l'Italie, en parcourant l'Humanité, on lit qu'au cours de ses élections la gauche enregistre un reflux important. Echec politique causé par des erreurs jospinesques qui ne font pas un pli. Car à trop vouloir être indépendant, on se casse les dents :
Walter Veltroni s’est gardé d’attaque frontale, de Berlusconi comme de l’électorat de gauche. "Nous sommes réformistes, pas de gauche", précisa-t-il au cours de la campagne, pour justifier son refus d’alliance avec la gauche de transformation sociale.(L'Humanité)
Résultat des courses pour les forces de gauche...
"Pour la première fois depuis la naissance de la République italienne, socialistes, communistes et Verts sont portés disparus au Parlement..."(Le Monde, le 15 avril 2008)
Heureusement que toute cette histoire tragique se passe en Italie ! Que deviendrait tous nos joyeux drilles de l'opposition ? Alors oui, la droite, voire l'extrême-droite a gagné ses législatives. Mais il faut lire avec quel programme : immigration, baisse d'impôt, régime drastique annoncé...On dit que Berlusconi s'est inspiré de Sarkozy. En fait, au regard de ces remèdes de choc, on voit, par ricochet, que si Sarkozy a filé des tuyaux à Berlusconi alors ce dernier a pioché - directement et finalement - dans le sac à idées du Front National. C'est vrai que quand on s'allie avec les xénophobes de la Ligue du Nord, il vaut mieux avoir un programme musclé et prendre la posture mussolinienne.
"L’une des premières choses à faire est de fermer les frontières et de mettre en place davantage de camps pour identifier les ressortissants étrangers qui n’ont pas d’emploi et sont acculés à la criminalité", a-t-il dit à la télévision. "Deuxièmement, il nous faut davantage de policiers de terrain pour constituer une ’armée du bien’ sur les places et dans les rues pour s’interposer entre le peuple italien et l’armée du mal", a-t-il ajouté.(L'Humanité)
Juste pour la troisième fois (rires), l'entreprise de Berlusconi, c'est l'Italie. Mais comment pourrions nous croire au rétablissement de l'Italie quand le même Cavaliere est déjà tombé deux fois de la selle ?
Il tombe et se relève peut être comme Jésus. Mais question miracle, il faudra repasser.
(Correction orthographique...plus tard)
dimanche 13 avril 2008
Ce blog avait deux ans...
Ce blog a deux ans en avril. Je suis ravi d'avoir tenu aussi longtemps.
Toutefois, il y a des jours où on a envie de dire plein de trucs et d'autres plus...
C'est une période sans envie alors je me mets un peu en retrait.
Peut être parce que je crois que l'avenir n'est pas ici.
Les belles et utiles choses ne sont pas derrière un écran.
Comme une envie de liberté, j'ai envie de claquer la porte de ce blog.
Merci pour tout et bon vent !
Bon, c'est un peu brutal comme attitude.
Non, en fait, c'est peut être que depuis les élections municipales,
il n'y a plus grand chose à dire...
Ce blog traverserait-il une crise existentielle? Je le crains.
Et puis, j'ai tellement de travail par ailleurs...
Enfin, il me reste un peu de temps libre pour vous écrire
et je pense que si je ferme ce blog à l'instant,
je vais le réouvrir plus tard.
Alors non, je le garde !
mardi 8 avril 2008
Gaulliste sans le savoir
Ce soir, France 2 va nous proposer un documentaire sur l'année 68 réalisé par Patrick Rotman qui n'est pas à son coup d'essai. J'attends sa réalisation avec attention.
Il n'est pas très difficile de s'immerger dans l'ambiance de Mai au regard de la marée de publication sur le sujet.
Chacun y va de son petit pavé.
Et comme sous un chêne, on ne trouve pas que des glands, j'ai ramassé l'adresse d'un site remarquable : une compilation de l'INA sur les discours du général de Gaulle.
Pour rester dans l'ambiance du jour, je vous conseille l'entretien du général de Gaulle après les événements de Mai 68, avec Michel Droit. Le plus remarquable est cette opposition du général au communisme et au capitalisme et la promotion du principe de la participation. Un instant, je me suis dit : mais il a raison ! C'est dans cette voie qu'il faut aller.
L'oeuvre sociale gaullienne, notamment au sortir de la guerre, est véritablement fondatrice de nos valeurs actuelles. Le pire, c'est qu'aujourd'hui, les acquis de la Libération sont rognés chaque jour un peu plus.
Chacun de nous est gaulliste sans le savoir.
Seulement quand on voit la stature du général, on pense que ceux qui se disent gaulliste en politique, ont bien pâle figure. Qu'ont-ils retenu ?
J'ai eu la chance d'avoir deux grands-pères : un communiste résistant et un autre gaulliste, infirmier blessé de guerre et envoyé au STO.
Celui qui était communiste était aussi le fils de républicain espagnol et communiste.
Si notre nom est d''origine espagnole, il est aussi celui d'un Français libre et rare participant français à l'opération navale de juin 44. Mon pépé, il a sauvé l'honneur de la France !
Mon pépé communiste qui a rejoint de Gaulle en Angleterre s'est illustré aussi...dans la cuisine.
Je peux dire avec amusement que mon pépé, il a préparé aussi de la langouste au chef de la France Libre.
Pas de cuisiniers, plus de vivres...mon pépé s'est dévoué pour faire avec les moyens du bord.
Félicité par le général.
Voilà la participation de notre famille à la grande Histoire.
Je me souviens d'avoir demandé à Pépé ce que ça lui avait fait d'avoir rencontré le général de Gaulle.
Il m'avait répondu, avec un ton blasé : "Tu sais, moi de Gaulle..."
Et moi de surenchérir : "Mais enfin, c'était de Gaulle quand même !"
Plus gaulliste que le résistant !
Il était comme ça notre pépé : pas de flonflons, pas d'inutile, brut de décoffrage, communiste jusqu'à la fin de sa vie...le genre pas facile tous les jours mais attachant.
On l'aimait bien notre pépé.
Il m'est bien difficile de savoir si j'aurais été du côté des gaullistes ou des communistes après la guerre.
A quel défilé, je serais allé ? Aux Champs-Elysées ou sur les barricades ?
Il parait qu'on ne refait pas l'Histoire. Tant mieux, la question tombe à l'eau.
lundi 7 avril 2008
Retour de flamme
Une flamme sacrée monte du sol natal...
Entre nous, ce n'est pas la première fois que les valeurs olympiques sont bafouées. Qu'on arrête de nous bourrer le mou avec ces bêtises de l'idéal olympique...
Quelle est donc l'image que veut donner au monde cette dictature ?
Toutes les libertés y sont piétinées.
Nous avons l'impression de retourner en 1936 où Hitler organisait les Jeux Olympiques avec la même volonté de faire rayonner tout un peuple, tout un régime, toute une idéologie pourrie....
C'est vrai qu'il est un peu tard pour se révolter. Fallait-il s'indigner au moment où on a donné les Jeux à la Chine? Euh non...puisqu'on nous avait promis des améliorations.
Aujourd'hui, les dindons de la farce, ce sont nous qui avons cru à ce deal utopique.
La Chine reste un pays totalitaire et nos officiels parlent comme des collabos.
La France, patrie des droits de l'Homme, se rabaisse pour garantir ses marchés. Honteux !
La Chine telle qu'elle est gouvernée mérite un profond mépris.
Vive le Tibet libre ! Et mort aux tyrans !
samedi 5 avril 2008
Dur, dur...
Hier soir, j'étais bien chamboulé. Ce sont les vacances et pourtant...
J'espère juste que la situation sera meilleure dans les deux prochains mois.
Rencontre avec les parents, le directeur, moi-même pour une mise au point avec deux élèves.
En ZEP, ce n'est pas facile tous les jours. Un gros problème de discipline qui m'empêche souvent de faire cours dans des conditions satisfaisantes. Je fais les leçons à marche forcée. Mes explications sont expéditives faute d'un silence trop long.
J'ai davantage des tons de général que d'enseignant : "en rang", "asseyez-vous correctement", "assis", "taisez-vous", "au tableau", "ici"...
Si on devait me voir dans une classe, on serait bien surpris. Je dis souvent à mes élèves : "je ne suis pas policier". C'est vrai que je suis dans le respect de l'ordre et du calme sans arrêt.
Je réponds à des questions posées par les plus curieux. Je me surprends à savoir des choses. Pour être professeur des écoles, il faut savoir un tas de trucs au regard des questions tous azimuts du jeune public. Heureusement, la curiosité culturelle, moi j'adore ça.
Je me rattache au savoir, aux connaissances... Tout ce en quoi je crois. Tout ce que je pratique depuis longtemps. Tant d'années à l'Université pour ça...
Toutes ces idées d'instruction sont bien ringardes pour beaucoup. Pas assez rentables immédiatement.
Ce qui m'ennuie le plus, c'est que les bons éléments aujourd'hui sont fatigués de l'insolence de quelques trublions.
A mon plus grand regret, le respect du professeur est un lointain souvenir plein de poussières.
Je ne sais pas encore à qui revient la faute de cette fuite de l'autorité mais il est certain qu'elle est préjudiciable pour tous.
Heureuseusement, à la fin de l'heure, une enfant vient à mon bureau et me laisse un joli dessin en partant, avec écrit "pour le maître". Voilà mon petit bonheur. Je m'y accrocherai rien que pour cela à ce métier.
Par conséquent, pas près de battre en retraite.
samedi 29 mars 2008
Le président préside et la Queen couine ?
C'était justement mercredi où l'Education nationale donne à son personnel un peu de repos, histoire de continuer à supporter les cris et autres déchaînements enfantins pendant les deux ou trois jours suivants. Quelle heureuse surprise donc de voir cette cérémonie retransmise sur France 2 en plein 13 heures. Voilà qui fera le sujet de la semaine sur ce blog, me dis-je.
Oui, oui, je parle bien de la visite d'Etat du président Sarkozy outre-Manche. Comment peut-on passer à côté de ce périple qui, à coup sûr, va redonner le goût aux français pour la consommation et ainsi faire oublier le marasme économique de nos autres nouveaux grands amis américains. It's impossible !
Ainsi pour nous accompagner lors de cette arrivée présidentielle, la radieuse Elise Lucet s'est aidée des bons services de "the" chroniqueur mondain par excellence : Stéphane Bern. C'est vrai, heureusement qu'il est là pour nous fournir moult incroyables anecdotes et remonter l'arbre généalogique de nos régnants ou non européens. Sans lui, on s'y perdrait. Euh, d'ailleurs, même avec lui, on s'y perd...
Peu avant 13 heures, voici notre président et sa nouvelle épouse reçus à l'aéroport par un autre couple glamour Charles et Camilla (dont celui qui compose cet article a vu aussi la mariage en direct...décidément !). On apprend que la reine ne se déplace JAMAIS jusqu'aux pieds de l'avion. Une lubie royale dont on ne connaît pas la raison. Le mystère reste entier.
Les commentaires sont fort drôles. Elise et Stéphane nous font croire que l'Angleterre retient son souffle pour savoir si oui ou non Carla Bruni-Sarkozy fera à Babeth une jolie révérence. Quel suspense !
Finalement, la first lady de chez nous s'exécutera. Soulagement général. Ce qui ne gâche rien, on voit celle qui représente la France revêtue d'une belle tenue fort classique. Ce doit être l'effet Marion Cotillard : on a l'impression de voir une copine d'Edith Piaf.
Le président Sarkozy arrive à Windsor en carrosse, avec Kouchner dans une autre calèche. En 2008, c'est gentiment désuet... J'ai le sentiment qu'on est revenu en 1815 où Talleyrand discutait en ami avec les Anglais du sort de la France. Je ne sais pas pourquoi cette image naît dans ma tête puisqu'en rien, le ministre des Affaires étrangères est habile ou ses positions remarquées, jusqu'à présent en tout cas (sur le Tibet par exemple). Peut être juste qu'il porte bien, contrairement à d'autres ministres....
Le petit président qui voit déjà sa photo avec la Queen sur sa cheminée, entre deux haussements d'épaules, se mêle à la soldatesque pour la revue rituelle avec le prince consort. On le voit à peine entre les belles rangées de bonnets à poil. Les Anglais auront même fauché les chapeaux de nos grognards. En plus de
célébrer Trafalgar et Waterloo, les Anglais ont toujours ce petit quelque chose de détestable derrière de beaux atours. Grrrr...
Puis, après avoir effleuré la main de sa tendre et douce, Sarkozy....Euh, l'heure avançant, la retransmission s'est terminée.
On a eu quelques images de la préparation du royal dîner à Windsor. Une table très grande dans un décor complètement remonté ( la salle avait brûlée pendant l'annus horibilis)... Bref, finissant mon déjeuner, je n'envie pas ces réceptions. Et ce n'est pas que du dépit...non, non.
Alors histoire d'être dans le bain toute la journée ou de parfaire ma royale culture, France 3 proposait le soir une émission sur les monarchies avec Elisabeth II, Juan Carlos, Monaco, etc... Je regarde absolutely.
Dur, dur de rester républicain avec tout ça.
Mais il vaut mieux un moulin à vent qu'une potiche décorée, non ?
dimanche 23 mars 2008
Tout sur Pâques !
Au détour d'une conversation entre deux filles de 5 ans dans ma classe, j'entends des explications sur Pâques. L'une disant à l'autre :
-Mais non, c'est un cloche qui passe dans le ciel et qui donne des oeufs de Pâques.
-Ah bon ? (l'air fort surpris). Mais non, c'est une poule qui pond des oeufs.
Finalement, les deux filles n'étaient sûres de rien et la conversation s'est arrêtée là. C'était juste assez drôle de s'imaginer une cloche distribuant des chocolats. Ah l'enfance !
Il ne faut surtout pas leur dire que le pire de la vie est à venir. Chut !
Dégraissez-moi tout ça ?
En lisant le Figaro.fr, j'apprends qu'on se soucie de l'école maternelle. Un certain Julien Dazay, un pseudonyme pour couvrir la voix respectable d'un inspecteur de l'Education nationale, évoque la possibilité de démanteler l'école maternelle. Les petites et moyennes sections seraient supprimées et données à la charge des municipalités. La grande section de maternelle serait rattachée à l'école élémentaire.
Ce qu'on apprend en grande section est vital pour la suite des choses en CP et pour tout dire, les apprentissages qu'on y fait sont vraiment plaisants à transmettre.
C'est un peu les bases de nos humanités futures qu'on fait là.
La grande section est un pré-CP (la première année du cycle 2 d'ailleurs). Il est dommage d'ailleurs de voir des enfants dans la peine dès cette période d'apprentissage. Il faut mettre l'accélarateur sur ces années : ce qui veut dire des classes à moins de 20. On ne peut pas s'assurer de la compréhension de tous lorsqu'on frôle la trentaine ou qu'on se trouve avec un mélange grande et moyenne sections dont les activités sont bien différentes.
Un autre point que soulève Julien Dazay est la formation des maîtres. C'est évident qu'il y a là un gros problème. On universitarise la méthodologie pour transmettre le savoir. On simplifie de l'autre le contenu par une accumulation de matières. Pour tout faire, on tranche dans le lard. On rogne sur le fondamental. On s'attarde sur des activités qu'on peut possiblement faire à des moments extra-scolaires, voire qui sont inutiles à ce niveau : éducation physique, informatique, chant, musique, débats,.... On allonge les programmes d'histoire-géographie pour difficilement le boucler...
Pourquoi vouloir tout faire quand on ne peut pas raisonnablement tout faire correctement ?
Les futurs enseignants de l'école maternelle et élémentaire sont aujourd'hui fondus dans le même moule. Nombreux sont ceux à demander une formation différente et spécialisée pour chaque école. Penser que le professeur des écoles peut enseigner à des enfants de 3 ans comme à des pré-ados de 11 ans, qu'il peut aussi aller en école spécialisée, en collège (Segpa) et autres...c'est déconsidérer les enseignants qu'on prend pour des bouche-trous et faire peu cas des élèves.
Autre question à évoquer : le bagage scolaire des enseignants eux-mêmes. On s'achemine vers un enseignant à bac+5. Est-ce que les problèmes seront résolus avec cet allongement suspect ? Bien sûr que non.
La culture générale est le meilleur passeport pour tout futur professeur des écoles. Pourrait-on un jour évaluer ce niveau essentiel pour aborder différents publics d'élèves ?
Trop de technocratie dans la gestion des programmes et des personnels.
Voilà ce qui est à revoir en fait.




























